La vie bulgare décembre 2011
Nichée au cœur du massif des Rhodopes, la ville de Tchépélaré est connue surtout pour ses domaines skiables qui font le bonheur des amateurs des sports d’hiver. Mais depuis quelques années, à côté des activités touristiques « classiques », cette région bulgare s’efforce de développer également un tourisme religieux – une idée qui tombe à point nommé dans cette terre de dialogue interculturel, réputée pour la cohabitation paisible de ses communautés chrétienne et musulmane.
A partir des années 1830, les populations locales entreprennent une œuvre de construction et réhabilitation d’églises et de monastères qui aboutit à la transformation de Tchépélaré en un centre culturel de premier plan pendant la période de la Renaissance. A nos jours, la ville et ses environs attirent les pèlerins et les touristes avec une quinzaine de chapelles et d’églises qui racontent, à travers leurs icônes et leurs fresques, l’histoire émouvante et mouvementée de cet endroit unique. Erigée en à peine 40 jours grâce aux efforts des habitants de Tchépélaré, l’église « Saint-Athanase » incarne à elle seule toute la beauté de l’architecture orthodoxe – visible notamment dans sa magnifique iconostase en bois, sculptée de la main d’un maître inconnu…
Le prêtre de la paroisse Stanimir Minkov: « Chaque fois je pousse la porte de cette église avec beaucoup d’humilité. Les nombreux visiteurs qui viennent ici, ne cachent par leur émotion quand ils découvrent ce monument exceptionnel de l’art chrétien. »
L’église de l’Assomption, construite en 1866 et celle de l’Ascension – inaugurée en 1835 au village de Pavelsko, figurent parmi les autres sites incontournables lors d’un voyage touristique dans la région.
Source : BNR
Mots-clefs : Tchépélaré fait le pari du tourisme religieux